Le Jardin des Epitaphes

Le Jardin des Epitaphes de Taï-Marc le Thanh, édition Didier Jeunesse

Le monde est plongé dans le chaos. Notre seul espoir de survie : trouver nos parents. Pourtant ma petite soeur et mon petit frère me sourient. Double-peine et Poisson pilote, c’est comme ça que je les appelle depuis la catastrophe. Ils savent qu’ils peuvent compter sur moi, car j’ai déjà fait mes preuves. C’est aussi simple que ça. Nous sommes seuls pour affronter les pires dangers. Mais pas forcément perdus, parce que cette aventure, on va essayer de la vivre en riant à gorge déployée. Nous, les vagabonds du jardin des épitaphes.

Rien ne va plus sur la planète Terre. Après une série de catastrophes naturelles que notre narrateur appelle « les épitaphes », le climat a été complètement dérèglé et les créatures effrayantes et dangereuses ont peuplé le monde. Les mort-vivantes, les mutants, les cannibales, les machines tueuses, sans parler des pillards, des chiens errants, ou encore des mystérieux hommes de la Secte.

Au milieu de ce désordre apocalyptique, nos trois personnages tentent de survivre et entreprennent un voyage périlleux à travers la France et l’Espagne pour retrouver leurs parents. Leur destination finale – San Francisco. Le seul moyen de s’y rendre – atteindre l’océan dans le seul endroit où il reste encore praticable, le Cap Saint-Vincent en Portugal.

Le grand frère, surnommé Turbine ou Hypoténuse, est prêt à tout pour protéger sa petite sœur et son petit frère. Or, cette tâche ne lui demande pas beaucoup d’efforts, car depuis la catastrophe il est devenu « le garçon le plus fort du monde ». Pratique dans un monde en proie à des monstres divers et variés ! Le problème c’est qu’il ne sait pas vraiment d’où lui vient cette force, ni cette agilité, car les deux dernières années ont été complètement effacées de sa mémoire. Au cours de ce road-trip plein de dangers, il va essayer d’en apprendre davantage sur cette amnésie sélective…

Quatrième de couverture

La diversité des créatures dans ce nouveau monde apocalyptique peut paraître déstabilisante, Taï-Marc Le Thanh s’est fait vraiment plaisir en mélangeant tout ce qu’on peut inventer autour du sujet de la fin du monde. Et pourtant, on se prend au jeu et on y croit. Du tout façon, avec cette écriture limpide et énigmatique qui parvient à créer une atmosphère captivante, on est prêt à tout pardonner à ce livre. Des scènes violentes ? Des zombies ? Des péripéties complètement incroyables ? Le héros central aux super pouvoirs ? J’étais prête à tout gober, tant les personnages me paraissaient charismatiques et les relations entre eux particulièrement fraternelles et touchantes.

Le roman fait 365 pages. Que du bonheur pour un livre qui se lit très bien.

Ce roman m’a fait un peu penser à la série dystopique U4 qui a fait pas mal de bruit l’année dernière, mais aussi au roman « Automne » d’un auteur norvégien Jan Henrik Nielsen. Si la comparaison avec la première penche dans mes yeux inévitablement en faveur du « Jardin des Epitaphes » (à cause des personnages que je trouve plus attachants dans celui-ci), j’ai mis autant de plaisir à lire « Automne » que « Le Jardin des Epitaphes ». La suite arrive en mai 2017, j’ai hâte !

Les personnages imaginés par Taï-Marc Le Thanh

Enfin, j’ai été épatée en lisant les remerciements à la fin du bouquin (oui, un vrai bibliothécaire lit tout !) où Taï-Marc Le Thanh raconte avoir vraiment accompli le périple entre Paris et le Cap Saint-Vincent en respectant scrupuleusement l’itinéraire des héros de ce livre. Ce voyage lui a permit de faire quelques photos qui illustrent plutôt bien les aventures de nos trois personnages et qu’on peut trouver sur le site tout spécialement dédié à ce livre.

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