Coup de cœur : Outlander

Avec une nette impression d’arriver comme toujours après la bataille, je vais vous parler aujourd’hui de mon dernier coup de cœur, le premier tome et la première saison de la saga Outlander. Bien sûr, j’en ai déjà entendu beaucoup parlé dans le passé, dans les termes plus ou moins élogieux. Mais pour une raison inconnue, la perspective de me plonger dans cette histoire et dans cet univers ne me tentait pas plus que ça. Jamais je n’aurais imaginé que j’allais y accrocher à ce point.

Pour dire toute la vérité, j’ai découvert l’existence de la saga Outlander au moment de la sortie de la série en 2014. J’ai même regardé les trois premiers épisodes qui avaient été diffusés en anglais à ce moment-là. Ensuite, sans trop savoir pourquoi, je ne l’ai pas continuée (j’étais peut-être trop lasse d’attendre ?). Il m’a fallu un deuxième voyage en solo à Édimbourg en mars dernier pour que l’envie de regarder cette série me revienne de nouveau. Et au fur et à mesure des épisodes, j’y suis devenue complétement accro.

Curieusement, le roman et la série sont indissociables dans ma tête. J’ai commencé le roman après avoir visionné environ la moitié de la première saison et continué ma lecture en parallèle. Du coup, tout s’est mélangé dans mon esprit. Parfois, j’ai dû mal à me rappeler si telle ou telle phrase ou dialogue vient du livre ou du film. Quoi qu’on en pense, la série est une excellente adaptation cinématographique, très fidèle au livre ou en tous cas, très respectueuse de l’univers et des personnages dans ses petites modifications scénaristiques. Dans cet article, je parlerai donc du roman au même titre que de la série.

Synopsis (même si vous connaissez sans doute déjà toute l’histoire)

Nous sommes en 1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s’efforce d’oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d’une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d’en découvrir la raison : en s’approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d’un champ de bataille. Le menhir l’a menée tout droit en l’an de grâce 1743, au cœur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d’autrefois ?

Qu’est-ce que j’ai aimé au juste ?

J’ai très envie de répondre « tout », mais je vais essayer d’être un peu plus constructive. De manière générale, Outlander m’a complétement envoûté et bouleversé au point que j’y pense presque tout le temps depuis déjà plusieurs jours (ou semaines ?). Certes, je suis plutôt de la nature passionnée, mais il est tout de même assez rare qu’une œuvre de fiction m’inspire à ce point. Mon dernier coup de cœur de cet ampleur remonte déjà à il y a presque un an et demi (il s’agit du premier tome de Grisha dont je vous avais parlé ici). Je me sens donc très heureuse et même privilégiée de pouvoir de nouveau ressentir quelque chose d’aussi fort à l’égard d’une œuvre littéraire.

Pour commencer, j’ai beaucoup aimé les inspirations païennes de l’intrigue car les rites et les fêtes païens rythmés sur le cours des saisons et les mouvements solaires m’ont toujours fasciné. La possibilité du passage à travers le temps grâces aux pierres mégalithiques suite à un rite païen est une idée que je trouve très forte et bien trouvée. Qui sait quelle est la véritable signification de ces pierres? On peut imaginer tout un tas de choses en se promenant parmi eux…

J’ai aussi beaucoup aimé que l’intrigue se déroule en Écosse car c’est un des lieux les plus magnifiques que j’ai vus de toute ma vie. Ses paysages sauvages et son histoire sanglante m’ont toujours profondément émus. Grâce à cette saga, on apprend plein de choses sur les coutumes, l’histoire et la culture de ce pays. On s’en prend plein les yeux en admirant les paysages. Je sais déjà que l’intrigue va s’éloigner peu à peu de ce cadre initial, et ça me rend un peu triste d’avance. Mais je me suis tellement attachée aux personnages que je suis prête à les suivre n’importe où…

Justement, parlons des personnages. Il m’a fallu un peu de temps pour découvrir et apprendre à aimer les protagonistes principaux, d’où peut-être mon abandon de la série en 2014. Certes, on s’aperçoit dès le début que les acteurs sont beaux et qu’ils jouent bien. Mais c’est surtout en apprenant à connaître les personnages qu’on s’y attache véritablement. J’ai été bluffée par leur noblesse, leur sens moral, leur honnêteté et leur courage. J’ai été impressionnée et touchée par le lien indestructible qui les unis. Leur histoire et les épreuves terribles qu’ils traversent m’ont retourné les tripes.

J’ai aussi apprécié que les dialogues ne sont pas dénués d’humour. Il y a des situations extrêmement comiques, ce qui permet de souffler un peu et de se sentir encore mieux en compagnie de nos héros préférés.

Enfin, l’histoire de Claire et de Jamie est une très belle histoire d’amour. Je ne suis pas vraiment une lectrice de ce genre littéraire, et j’évite même de le lire en général. Mais tout est tellement bien amené et touchant ici, qu’on ne peut qu’y croire sincèrement. Par ailleurs, les enjeux historiques et culturels apportent à cette histoire une profondeur et un intérêt tout particulier.

Pour résumer…

Depuis que je me suis plongée dans Outlander, je n’arrive plus à quitter cet univers. J’écoute la bande originale quand je travaille. Je lis dès j’ai quelques minutes disponibles. Et le soir dès que tout le monde est couché je continue le visionnage de la série. J’ai un peu peur d’être déçue par la suite vu les nombreux avis mitigés que j’avais lus. Mais j’attends de voir par moi-même. Pour le reste, je pourrai toujours revoir ou relire le premier opus qui est pour moi tout juste parfait.

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